Trying to invent the future in a castle 40 km from Paris, or actually… trying to invent the present?

chateau_l'echapee

[Français]

Last weekend I was in a beautiful castle 40 km from Paris (look at the picture above!) in an event called “L’échappée“, the objectif was to put in the same place, researchers, entrepreneurs, engineers, designers and creative people in general to try to imagine the world in 2030. After the experience, inside the train coming back to Paris, I started to reflect about everything, and actually what we were doing was trying to invent the present, trying to invent the solutions to everyday problems from oil, corruption and pollution to the education system, refugees and borders and global citizens.

[Le week-end dernier, j’étais dans un magnifique château à 40 km de Paris (regardez la photo ci-dessus !) dans un événement appelé « L’échappée », l’objectif était de mettre dans le même endroit, des chercheurs, des entrepreneurs, des ingénieurs, des designers et des créatifs en général pour essayer d’imaginer notre monde en 2030. Après l’expérience, à l’intérieur du train pour rentrer à Paris, j’ai commencé à réfléchir sur tout ce que j’avais vécu, et en fait ce que nous étions en train de faire c’était d’essayer d’inventer le présent, d’essayer d’inventer les solutions aux problèmes quotidiens de tout les jours comme le pétrole, la corruption, la pollution ou même le système d’éducation, les réfugiés, les frontières et les citoyens du monde.]

In the following lines I will try to tell you the story of last Saturday, the day in which I witnessed the presentation of amazing projects and specially the day in which I exchanged with so many crazy and amazing ideas. Sometimes during the day I have felt that I was inside the french film « Demain ».

[Je vais essayer de vous raconter l’histoire de ce samedi 28 mai dans le château, le jour où j’ai assisté à différentes présentations de projets étonnants et spécialement le jour où j’ai échangé avec tant d’idées folles et étonnantes. Parfois, je sentais que j’étais à l’intérieur du film « Demain »]

Intervenants_1

Let’s start dreaming

[Commençons par rêver]

Inside the train from Paris to the castle I was looking to the city, to the rails, and to every detail that was around me, I was fascinated with the creativity of human beings, of our capacity to identify and solve problems and as Jay Silver used to say, I was fascinated with how inventions are simply the human-made part of the world that we live in.

[A l’intérieur du train de Paris au château, j’étais en train de regarder à travers de la fenêtre la ville, les rails de train, et chaque détail qui était autour de moi, j’étais vraiment fasciné par la créativité des êtres humains, de notre capacité à identifier et résoudre divers problèmes, et comme Jay Silver disait, je suis fasciné par la façon dont les inventions sont tout simplement la partie fait par les humains du monde dans lequel nous vivons.]

Minerva

Marc de Basquiat started the day inside the castle explaining socially and economically an idea that I was following long time ago: a basic income for everybody, it was amazing to see that about 70% of the people that was present thought positively about this idea. Then Marielle Van der Meer from the Minerva project has surprised me with a great idea around education: we live in a global and connected world, we are becoming global citizens, so universities must be global and connected too, students need to be out of the campus and be around the world to experience it. To achieve this, technology is not an end in itself but is there to enhance the learning global experience. Continuing this dream around education, Alyette Tritsch from the Kiron project, is using Big Data to make universities available to refugees, because yes, education is the best way to solve this problem.

[Marc de Basquiat a commencé la journée à l’intérieur du château expliquant socialement et économiquement une idée que je suis depuis longtemps : la revenu de base, c’était étonnant qu’environ 70% des personnes qui étaient présentes avaient une idée positive à propos du sujet. Puis Marielle Van der Meer du projet Minerva m’a surpris avec une idée géniale autour de l’éducation : nous vivons dans un monde global et connecté, aujourd’hui nous sommes des citoyens du monde et les universités doivent être également globales et connectées, les élèves doivent être en dehors du campus et doivent expérimenter le monde, pour y parvenir, la technologie ne constitue pas une fin en soi mais est là pour améliorer l’expérience globale de l’apprentissage. Poursuivant ce rêve autour de l’éducation, Alyette Tritsch du projet Kiron, utilise le Big Data pour rendre les universités à la disposition des réfugiés, parce que oui, l’éducation est la meilleure façon de résoudre ce problème.]

Then a great surprise, Sebastien Kopp has begun to tell his story about sustainable development in a global and connected world and how you can reinvent a product that already exists but with a completely different model: to build shoes that are not based in advertisement and from recycled waste. He and his team did it, and they invented the Vega shoes, Sebastien has reminded us that it is to us to invent new transparent economical models, because transparency depends on each of us. And yes, after the COP21 everybody is talking about how we can create new models that respect our planet, that’s why Eliott Lepers created the 90 days app, a method that has shown us that we have the right to miss, to procrastinate, and that specially has shown us that we can change and create new habits that respect others and our environment, step by step, in 90 days. In this same way, Jean Moreau from the Phenix project demonstrated that in a circular economy, waste is the raw material of the 21st century, and it works! (just look at his project). And talking about the environment, we have to think about the materials that we use everyday, I was fascinated with the project of Timothée Boitouzet, an architect and designer who works with a special wood that he invented for the city of tomorrow, because the construction sector intensely pollutes the earth every day, he created this “augmented” wood for the cities of the future. Lucie Viry did the same thing, but with other material: plastic!. 3D printers could disrupt everything in the next years, the problem is that 3D printers use… plastic!. Do you imagine? we could create a new ecological disaster with the use of 3D printers. To solve this problem, she invented a 3D printer called PAM that uses a new biodegradable material, another surprising feature of this material? With PAM you can make objects that after the biodegradation will become pollen. Finally we received Naziha Mestaoui, probably you saw her and you saw her project during the COP21, this artist works with quantum physics and has shown us that all that surrounds us is immaterial, all is energy, so she tried to express this concept during the COP21 with the project 1 heart 1 tree, where people through a mobile app could project trees in the Eiffel Tour.

[Puis une grande surprise, Sébastien Kopp a commencé à raconter son histoire sur le développement durable dans un monde global et connecté et comment nous pouvons réinventer un produit qui existe déjà, mais avec un modèle complètement différent : pour construire des chaussures qui ne sont pas fondées sur la publicité et faites avec de déchets recyclés. Et lui et ses partenaires l’ont fait, ils ont inventé les chaussures Vega, Sébastien nous rappelle qu’il est à nous d’inventer de nouveaux modèles économiques transparents, parce que la transparence dépend de chacun de nous. Et oui, après la COP21 tout le monde parle de la façon dont nous pourrions créer de nouveaux modèles qui respectent notre environnement, voilà pourquoi Eliott Lepers a créé l’application mobile « 90 jours », une méthode qui nous montre que nous avons le droit de nous tromper et de procastiner, mais surtout elle nous montre que nous pouvons changer et créer de nouvelles habitudes qui respectent les autres et notre environnement, étape par étape, en 90 jours. Dans ce même sens, Jean Moreau du projet Phenix a démontré que dans une économie circulaire, les déchets sont la matière première du 21ème siècle, et que ça marche !. En parlant de l’environnement, nous devons réfléchir sur les matériaux que nous utilisons tous les jours, je suis fasciné par le projet de Timothée Boitouzet, un architecte et un concepteur qui travaille avec un bois spécial qu’il a inventé pour la ville de demain, le problème c’est que le secteur de la construction pollue intensément la terre tous les jours, donc il a créé cette bois « augmentée » pour les villes du futur, impressionnant !. Lucie Viry a fait la même chose, mais avec un autre matériel : le plastique. Les imprimantes 3D ont la capacité de transformation de différents systèmes dans les années qui viennent, le problème c’est que les imprimantes 3D utilisent intensément … le plastique ! vous vous imaginez ? avec les imprimants 3D nous pourrions créer une nouvelle catastrophe écologique ! c’est pour ça que Lucie et son équipe ont inventé une imprimante 3D appelé PAM qui utilise un nouveau matériel biodégradable, une caractéristique étonnante de ce matériel ? Avec PAM vous faites des objets qui après sa biodégradation deviennent pollen. Enfin, nous avons reçu Naziha Mestaoui, probablement vous avez vu son projet au cours de la COP21 à Paris, cet artiste travaille avec la physique quantique et nous montre que tout ce qui nous entoure est immatériel, des énergies, elle a essayé d’exprimer cela pendant la COP21 avec le projet « 1 coeur 1 arbre », où les gens par le biais d’une application mobile avaient la possibilité de mettre des arbres dans une projection sur la Tour Eiffel.]

One thing that has stayed in my mind: The relation and the role of our actual systems and models and our global and connected world.

[Une chose qui est resté dans mon esprit : quel rôle pour nos systèmes et nos modèles actuels dans un monde global et connecté ?]

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In the cyber era: the governed or the governors?

[À l’ère cyber : gouvernés ou gouvernants ?]

We started connecting the last part with a big challenge that we have in the coming years related to the models that were generated during the industrial era: Robots. So Gael Langevin started showing us the first open source robot, publicly available for all of us, with the idea that all the citizens could contribute to the development of artificial intelligence, making this subject more transparent and working with it responsibly. In this same way Alain Bensoussain wondered who governs the algorithms and the robots? the answer is no one. We have to think that virtual things are migrating from virtual environments to physic environments, that’s why we will start to face new problems like cybercrime as Guy-Philippe Goldstein has shown us with all the new complexities and challenges that this represents to the world.

[Nous avons commencé par relier la dernière partie avec un grand défi que nous avons dans les années à venir par rapport aux modèles qui ont été générés au cours de l’ère industrielle: les robots. Gael Langevin a commencé à nous montrer le premier robot open source, disponible pour nous tous, l’objectif c’est que nous pouvons tous contribuer à l’intelligence artificielle, ce qui rend ce sujet plus transparent pour travailler d’une façon plus responsable. De la même manière Alain Bensoussain se demandait qui régit les algorithmes et les robots ? la réponse est personne. Nous devons prendre en compte qu’aujourd’hui les objets virtuelles sont en train de migrer des environnements virtuels aux environnements physiques, pour cette raison, nous allons commencer à faire face à de nouveaux problèmes et défis, justement Guy-Philippe Goldstein nous montrait le grand défi de la cybercriminalité et ses nouvelles complexités.]

Simulticast

But what about politics and democracy in this new context? if we analyse the last french regional election, the first party in France (and in some other countries in the western world) is abstention, we live in a system of distrust where people use social networks and smartphones to express themselves against the distrust of media, politicians and businesses. Facing this, imagine an app to vote every day, to express yourself every day. That’s why Bobby Demri created the app GOV, trying to imagine a world where for exemple, while you are waiting for the bus, you can interpellate your mayor creating the agora of the 21st century. Facing the same problem, Léonore de Roquefeuil created another app called Voxe, with a big challenge for the next presidential French election: the objective is that 5 million people pass just 5 minutes of their time to design the 5 mandates. The thing is that today we have the tools to participate and to connect with the political system to improve democracy.

[Mais qu’en est-il de la politique et de la démocratie dans ce nouveau contexte ? le premier parti politique de la France (et de plusieurs pays du monde occidental) est l’abstention, nous vivons dans un système de méfiance où les gens utilisent les réseaux sociaux et les smartphones pour s’exprimer contre la méfiance des médias, les politiciens et les entreprises. Face à cela, vous vous imaginez une application qui nous donne la possibilité de voter tous les jours ?, de nous exprimer tous les jours ?. C’est pour cette raison que Bobby Demri a créé l’application GOV, en essayant d’imaginer comment il pourrait être un monde où, par exemple, pendant que vous attendez le bus, vous pourriez interpeller votre maire, son objectif c’est de créer l’agora du 21ème siècle. Face au même problème, Léonore de Roquefeuil a créé une autre application: Voxe, avec un grand défi pour la prochaine élection présidentielle française: que 5 millions de personnes passent 5 minutes de leur temps pour concevoir les 5 mandats. Ces examples montrent qu’aujourd’hui nous avons les outils pour participer et connecter avec les politiciens en améliorant notre système démocratique et notre système politique en général.]

All of this is connected with people’s initiatives to change the world and the desire of other people to connect and help these citizens to transform the world, so Nicolas Goudy created the Uber for citizen action, the name of the project is « Je m’engage » (something like “I’m in”), he’s trying to connect citizens depending on their geolocation, interests and time, trying at the same time, to build the world step by step.

[Tout cela est lié à des initiatives des citoyens pour changer le monde et le désir d’autres personnes de connecter avec ces citoyens et leur aider à changer le monde, Nicolas Goudy a créé le Uber pour l’action citoyenne : son projet s’appelle « je me engage », et l’objectif c’est de relier les citoyens en fonction de leur géolocalisation, leur intérêts et leurs temps pour construire et inventer le monde étape par étape.]

One of the most amazing explanations about the new buzzword that is everywhere, was the explanation about the Blockchain that was made by Primavera de Filippi, showing us a sculpture of a plant called Plantoid that can reproduce herself using the Blockchain technology, the plant can react later, giving money on the basis of an economic model. Thanks to the Blockchain we will start to talk about the Internet of Humans instead of the Internet of Things, where collaboration is the most important thing to create value. Continuing this amazing demonstration, Santiago Siri, who’s main gob is hacking governments, created the Democracy Earth Foundation, with the idea that today we (the citizens) can do 10x better than traditional governments, so we don’t have to wait for them to build trust without borders, creating identity, voting and representation for everybody.

[Une des explications les plus étonnantes au sujet d’un nouveau concept qui à l’heure actuelle est partout, a été faite par Primavera de Filippi sur la Blockchain, nous montrant une sculpture d’une plante appelé Plantoid qui peut se reproduire à l’aide de la Blockchain, la plante peut réagir en pleine conscience plus tard, et par exemple, donner de l’argent sur la base d’un modèle économique. Grâce à la Blockchain nous allons commencer à parler de l’Internet des êtres humains au lieu de l’internet des objets, où la collaboration est l’élément le plus important pour créer de la valeur. Poursuivant cette étonnante démonstration, Santiago Siri, qui son travail principal est de hacker les gouvernements, a créé la fondation de la démocratie de la terre (The Democracy Earth Foundation), avec l’idée suivante : aujourd’hui, nous (les citoyens) pouvons faire 10x mieux que les gouvernements traditionnels, donc nous ne devons pas attendre pour eux pour construire une confiance sans frontières, pour créer l’identité, le vote et la représentation pour tout le monde.]

One thing that has stayed in my mind: How the Blockchain can transform the current models, making citizen participation a central part to re-invent our old models.

[Une chose qui est resté dans mon esprit : comment la Blockchain peut transformer les modèles actuels, ce qui pourrait rendre la participation des citoyens une partie centrale pour réinventer nos modèles anciens.]

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Science in progress

[La science en progrès]

A 17 years old mathematical genius began the third session, the first idea of Ivan Zelich was that mathematics should be explained visually and in a practical way, the problem is that our education systems do exactly the opposite, creating kids (like Ivan, when he was in school) that hates mathematics. This young Australian developed a maths theorem that calculates problems faster than a computer, one thing that he said that touch me was about how computers can not develop the human creativity to find a solution and understand the nature of a problem (thing that our education system don’t understand yet), creativity allows us to see the beauty in mathematics and science that machines can not see. One exemple is the last experience in artificial intelligence made by Google (AlphaGo) with the game Go: It is clear that computers will never understand the beauty of the game. In this same way, Philippe Menei, a doctor that uses virtual reality to map the brain and treat diseases such as autism, showed us how we can use technology to create meaning. Around all of these technologies that impact science, one concept was specially important: open source, Mehdi Benchoufi et Émilie Mayer, demonstrated how today we can build open source tools that before was impossible to build, specially in medicine, where equipments are very expensive, so they are building tools to identify diseases that everybody can have in their homes, the magic of open source objects in medicine is that we can build and improve things faster and transform our lives and society. Following this same idea, Laura Terriou showed us that the problem of gadgets that use the technology of connected objects is that 70% of them are abandoned after 3 months of use, so she has built the Orio app which uses the data of our connected objects to analyze everything individualizing our health diagnoses.

[Un génie de mathématiques de 17 ans a commencé la troisième session, la première idée d’Ivan Zelich était que les mathématiques doivent être expliquées visuellement et de façon pratique, le problème est que nos systèmes éducatifs font exactement le contraire, formant des enfants (comme Ivan quand il était à l’école) qui détestent les mathématiques. Ce jeune australien a développé un théorème de mathématique qui calcule les problèmes plus rapidement qu’un ordinateur. Une chose qu’il avait dit et que m’avait particulièrement marqué était sur la façon dont les ordinateurs ne peuvent pas développer la créativité humaine pour trouver une solution et pour comprendre la nature d’un problème (chose que notre système d’éducation ne comprennent pas encore), la créativité nous permet de voir la beauté que les machines ne peuvent pas voir des mathématiques et des sciences. Un exemple c’est la dernière expérience sur l’intelligence artificielle développé par Google (AlphaGo) sur le jeu Go: les ordinateurs ne comprendront jamais la beauté du jeu. Dans ce même sens Philippe Menei, un médecin qui utilise la réalité virtuelle pour cartographier le cerveau et le traitement de maladies telles que l’autisme, nous montrait comment nous pouvons utiliser la technologie pour créer du sens. Autour de toutes ces technologies que impactent la science, un concept a été particulièrement important : l’open source, Mehdi Benchoufi et Émilie Mayer ont montré comment nous pouvons aujourd’hui construire des outils open source qu’avant ont n’avaient pas la possibilité de construire, spécialement dans le domaine de la médecine, où les équipements sont très coûteux, ces deux chercheurs sont en train de construire des instruments que tout le monde peut avoir dans leurs maisons visant à identifier des maladies, la magie des objets open source en médecine est que nous pouvons construire et améliorer les choses plus rapidement en transformant nos vies et nos sociétés. Suite à cette même idée, Laura Terriou nous montrait que le problème de gadgets qui utilisent la technologie des objets connectés est que 70% d’entre eux sont abandonnés au bout de 3 mois d’utilisation, c’est pour cette raison qu’elle a construit l’application Orio qui utilise les données de nos objets connectés pour tout analyser et pour individualiser nos diagnostics de santé.]

Maths

But what about nutrition? a very important issue today which raises many questions, how we produce our food?, what are we eating? what food companies are doing with our health? how we transport food? Bernard Sacy created the project Spiris after he discovered the spirulina, a micro algae with a lot of benefits for our health, but Bernard found a problem in its production in Europe: is very expensive, so the purpose of Bernard is to create the first european sustainable farm to produce spirulina at an industrial scale.

[Et qu’est-ce qu’il passe avec notre alimentation ? une question très importante aujourd’hui en parallèle avec des questions comme comment produisons-nous la nourriture ?, quels aliments mangeons-nous ? Qu’est-ce que les entreprises font avec les aliments et notre santé ? comment transportons-nous la nourriture ? pour répondre à ces questions, Bernard Sacy a créé le projet Spiris, la spiruline est une micro-algue avec beaucoup de propriétés pour notre santé, mais Bernard a trouvé un problème dans sa production en Europe, elle est très cher et n’est pas durable, donc le but de Bernard est de créer la première ferme durable européen pour produire de la spiruline à l’échelle industrielle.]

Then it was the turn of Julie Legault and an amazing project that has the potential to transform completely the world through bacteria, because now we can make textiles or leather without the use of animals in a sustainable and renewable way, we can also produce smart clothes or even build houses thanks to bacteria. Julie is working in the Amino project, a desktop bioengineering for everyone, an easy way to create and take care of living cells. In the other side of this subject, Pierre Bélichard has shown us the dangers of bacteria living in our bodies, because of the disequilibrium produced by all the antibiotics that we eat.

[Puis ce fut le tour de Julie Legault et un projet étonnant qui a le potentiel de transformer complètement le monde à travers les bactéries, parce que maintenant nous pouvons fabriquer des textiles ou du cuir sans l’utilisation des animaux d’une manière durable et renouvelable, mais nous pouvons aussi produire des vêtements connectés et intelligents ou même des maisons, tout avec des bactéries, Julie travaille dans le projet Amino, un projet de bioingénierie pour tout le monde, un moyen facile de créer et prendre soin des cellules vivantes dans nos bureaus. Mais dans ce même sujet, Pierre Bélichard nous montrait les dangers de bactéries vivant dans notre corps, en raison du déséquilibre produit par tous les antibiotiques que nous mangeons.]

This session was closed by an amazing person, Bebop Gresta and the Hyperloop project, showing the problem of transportation, explaining why this sector is broken and questioning why we have to wait a lot of hours in airports? Or be forced to endure the traffic of big cities?, today we have the tools to solve these problems, what is amazing is that to understand the future you have to look at the past, in 1904 scientists tried to create the Hyperloop, but  science was not at the same time than human imagination. With this project, they are trying to imagine how it would be if you can go from Paris to Milan in 50 minutes, connecting the whole world with green and efficient transportation, today this is possible and the team of the Hyperloop project is working on that (in France the SNCF (the company trains) already invested in the project).

[Cette session a été clôturée par une personne incroyable, Bebop Gresta du projet Hyperloop, montrant le problème du transport est que ce secteur est cassé : pourquoi devons-nous attendre beaucoup d’heures dans les aéroports ? Ou être forcés à supporter le trafic des grandes villes ?, nous avons aujourd’hui les outils pour résoudre ces problèmes, ce qui est étonnant est que, pour comprendre l’avenir, nous devons regarder le passé, en 1904, des scientifiques ont essayé de créer le projet Hyperloop, mais la science n’était pas dans le même temps que l’imagination humaine. Alors, imaginez si vous pourriez aller de Paris à Milan en 50 minutes, reliant le monde entier avec du transport durable, efficient et propre, aujourd’hui cela est possible et l’équipe du projet Hyperloop travaille actuellement sur ce sujet (en France, la SNCF a déjà investi dans le projet).]

One thing that has stayed in my mind: Humans have imagination and creativity, machines don’t, but we have to create an equilibrium to advance science, I found fascinating the development of Biotechnology and I strongly believe that this could be the future of science and other fields.

[Une chose qui est resté dans mon esprit : les humains ont de l’imagination et de la créativité, les machines ne l’ont pas, mais nous devons créer un équilibre pour faire avancer la science, je trouve fascinant le développement de la biotechnologie et je croient fermement que ça pourrait être l’avenir de la science et d’autres domaines.]

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Humanities in question

[Humanités en question]

We ended the day putting in question not only the relation and the interactions between humans and machines, but how both are merging. Hannes Sjoblad started the session, his a body hacker from Sweden that has shown us how connected objects can be inside us, gathering and generating information from the inside, we even had the opportunity to make an experimentation to see how this can works implanting an NFC chip in the hand of a participant that volunteered to do that. After this crazy moment, Laurent Alexandre, a french surgeon interested in the transhumanist movement and Jean-Michel Besnier, a french philosopher and professor of philosophy at the University of Paris-Sorbonne (Paris IV) and author of the book “Un cerveau très prometteur : Conversation autour des neurosciences” (A very promising brain: A conversation about neuroscience), closed the event with an amazing and very tense and intense debate that we can catalogue as a debate between the right and the left view of the society, but I think it went beyond the political views that we used to have, probably because I tried to see the debate and my whole experience during the day with the eyes of a little child.

[Nous avons terminé la journée en mettant en cause non seulement la relation et les interactions entre les humains et les machines, mais comment les deux se fusionnent. Hannes Sjoblad, un hacker du corps suédois a commencé par nous montrer comment les objets connectés peuvent être à l’intérieur de nous, et la collecte et la production d’informations à partir de l’intérieur de notre corps, nous avons même fait une expérimentation avec l’implantation d’une puce NFC dans la main d’une participante de l’événement pour vérifier comment cela peut fonctionner. Après ce moment fou et étonnant, Laurent Alexandre, un chirurgien français intéressé par le mouvement transhumaniste et Jean-Michel Besnier, philosophe français et professeur de philosophie à l’Université de Paris-Sorbonne (Paris IV) et auteur du livre « Un cerveau très prometteur : conversation autour des neurosciences », ont clôturé l’événement avec un débat incroyable et très tendue et intense, que nous pouvons cataloguer comme un débat classique entre la droite et la gauche, mais personnellement je pense qu’il est allé au-delà de ces deux visions politiques, probablement parce que j’essayé de voir le débat et toute mon expérience au cours de la journée avec les yeux d’un petit enfant.]

Virtuel_Reel

The last surprise was Miguel Benasayag, a Franco-Argentinian researcher in epistemology. The objective was to put on doubt and deconstruct what was said during the day, with the touch of criticism and humor of Miguel.

[La dernière surprise fut Miguel Benasayag, un chercheur franco-argentin en épistémologie. L’objectif était de mettre sur le doute et de déconstruire ce qui a été dit au cours de la journée, avec bien sûr, la touche de la critique et l’humour de Miguel.]

At the end I found myself taking the train after an amazing experience, I’m still assimilating all of the things that I saw and experienced, all the projects, all the labs and all the exchanges with so many people from different backgrounds and cultures. Life is made of experiences, of all types, we suppose to be in the castle to imagine the future, but we were experiencing the invention of the present, dreaming about how the present it is, and in this way, again, I was reflecting on how mindfulness plays an essential role in our lives and in society in general, we don’t need to imagine the future, we just need to be in the present moment and observe all the experiences around us to enjoy life.

[A la fin, je me trouvait encore une fois dans le train de retour à Paris et après avoir vécu une expérience incroyable, je suis toujours en train d’assimiler toutes les choses que j’ai vu et que j’ai expérimenté, tous les projets, tous les laboratoires et tous les échanges avec tant de gens de différents milieux et cultures. Finalement, la vie est faite d’expériences, de tous les types, normalement, nous devons être dans le château pour imaginer l’avenir, mais nous étions là pour experimenter l’invention du présent, pour rêver sur le présent. De cette façon, encore une fois, j’ai réfléchi sur comment la pleine conscience joue un rôle essentiel dans nos vies et dans nos sociétés, on n’a pas besoin d’imaginer l’avenir, nous avons juste besoin d’être dans le moment présent et d’observer les expériences autour de nous pour profiter de la vie.]